Monsieur le Ministre des Mines et de la Géologie, cher Collègue,
Messieurs, les Directeurs de cabinet du Ministère des forces armées et Ministère des Mines et de la Géologie.
Monsieur le Commandant et Directeur du Génie et de l’Infrastructure des Armées,
Mesdames et Messieurs les Directeurs généraux et Directeurs,
Mesdames et Messieurs, en vos titres, grades et qualités,
Permettez-moi, tout d’abord, de vous exprimer ma vive satisfaction de prendre part, aux côtés de mon collègue le Ministre des Mines et de la Géologie, à la signature du protocole de partenariat entre nos deux départements.
Monsieur le Ministre, cher Collègue, je voudrais vous remercier pour la confiance que vous témoignez aux Forces armées. Cette confiance nous honore autant qu’elle nous oblige. Je tiens également à saluer la qualité remarquable du travail accompli par vos équipes, en particulier les agents de l’administration centrale et des Directions régionales des Mines de Kédougou et de Tambacounda, aux côtés desquels nos personnels ont œuvré sur le terrain.
En apposant nos signatures au bas de ce protocole, nos deux ministères affirment une conviction commune qui est fondamentale: sécurité et développement sont indissociables. En effet, lorsque l’autorité de l’État s’exerce pour organiser, protéger et encadrer, elle devient le socle sur lequel s’érigent durablement la paix sociale et la prospérité partagée.
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs,
Les régions de Kédougou et de Tambacounda occupent une place stratégique dans notre dispositif de défense. Si leur position frontalière et l’abondance de leurs ressources naturelles en font des territoires prometteurs, elles les exposent aussi à des défis sécuritaires qu’il convient de ne pas sous-estimer.
L’orpaillage clandestin figure au nombre de ces défis. Les sites informels attirent des populations nombreuses et mobiles, et peuvent facilement échapper au contrôle de l’État, donc susceptibles de devenir le théâtre de trafics de toute nature. Ils exposent les travailleurs à des risques d’accidents, portent gravement atteinte à l’environnement et peuvent être à l’origine de tensions intercommunautaires. Nos unités déployées dans la zone, notamment celles de la Zone militaire n° 4, ainsi que l’ensemble des forces de défense et de sécurité, y sont confrontées au quotidien et procèdent régulièrement au démantèlement de sites d’orpaillage clandestin.
La réponse à ce phénomène ne saurait être exclusivement répressive. Elle doit offrir aux communautés locales une alternative légale, organisée et sécurisée. Tel est précisément l’objet des couloirs d’orpaillage portés par le Ministère des Mines et de la Géologie. En matérialisant leurs limites et en contrôlant leurs accès, nous contribuerons directement à réduire l’espace laissé aux activités clandestines et à affermir la présence de l’État dans ces territoires.
Mesdames, Messieurs
Le concept Armée-Nation inspire, depuis toujours, l’action de nos Forces armées. Au-delà de leur mission première de défense de l’intégrité du territoire national, nos Armées mettent leurs compétences au service du développement économique et social du pays.
Le Génie militaire en constitue l’illustration la plus tangible. Routes, ouvrages de franchissement, infrastructures publiques : partout où l’État doit intervenir avec célérité et rigueur, dans des conditions difficiles, nos unités répondent présent. Le projet qui nous réunit aujourd’hui s’inscrit pleinement dans cette tradition.
Je tiens à saluer l’engagement des personnels qui ont pris part à la mission conjointe de reconnaissance de septembre dernier. Aux côtés des agents du Ministère des Mines et de la Géologie, les éléments de la Zone militaire n° 4 et du Génie militaire de Tambacounda ont parcouru les sept sites identifiés. Je relève avec satisfaction, Monsieur le Ministre, l’hommage que vous avez bien voulu rendre, dans votre propos, au concours apporté par nos équipes pour garantir la sécurité de cette mission, conduite dans des conditions de terrain auxquelles nos équipes sont habituées.
J’adresse également mes félicitations à la Direction du Génie et de l’Infrastructure des Armées, qui a produit, en un temps record, une évaluation technique et financière exhaustive des besoins. Cette évaluation se distingue par son réalisme : tenant compte des contraintes de mobilité des engins lourds dans la zone, elle privilégie une approche progressive dans l’exécution des travaux de délimitation et de sécurisation des couloirs identifiés et validés par vos services techniques.
Par ce protocole, le Ministère des Forces armées, à travers l’État-major général des Armées et la Direction du Génie et de l’Infrastructure des Armées, souscrit des engagements précis. Nous assurerons la coordination, la supervision et l’exécution technique des travaux. Un délai indicatif de quatre semaines est prévu par site, avec un effectif d’environ vingt-cinq personnels.
Nous élaborerons les plans d’exécution, le planning détaillé ainsi que le dispositif d’hygiène, de sécurité et de protection de l’environnement. Nous mobiliserons les personnels, les engins et les moyens logistiques requis, et réaliserons les ouvrages conformément aux prescriptions validées et aux règles de l’art.
Une traçabilité rigoureuse de l’emploi des fonds publics qui nous sont confiés sera garantie. Des rapports d’avancement physique et financier seront régulièrement soumis au comité technique de suivi-évaluation ainsi qu’au comité de pilotage.
À cet effet, j’invite le Chef d’état-major général des Armées à veiller à la désignation diligente des responsables de projet tels que prévus, ainsi qu’à la mise en place, sans délai, des dispositions préparatoires, afin que les travaux puissent débuter dès que les conditions requises seront réunies.
Mesdames et Messieurs,
Les défis à relever seront nombreux, je ne l’ignore pas. Les contraintes de terrain ainsi que la validation technique des sites identifiés en sont. Le succès de cette entreprise reposera donc sur notre capacité à œuvrer de concert, dans la transparence et la concertation, ainsi que nous l’avons fait jusqu’à présent.
Aux officiers, sous-officiers et militaires du rang appelés à servir sur ces chantiers, j’exprime toute ma confiance. Vous serez, sur le terrain, le visage de l’État auprès des populations. Je vous demande de faire preuve du professionnalisme, de la discipline et du sens du devoir qui font l’honneur de nos Armées, dans le strict respect des communautés et de l’environnement.
Pour conclure, je renouvelle mes sincères remerciements à Monsieur le Ministre des Mines et de la Géologie pour cette heureuse initiative et pour l’excellence de notre collaboration. Je formule le vœu que ce protocole ouvre la voie à de nouveaux partenariats entre nos deux départements, au service de la sécurité de nos territoires et du développement de notre pays.
Je vous remercie de votre aimable attention.
